L'odeur intense et herbacée du genièvre de la Forêt-Noire nous tire par la manche, nous invitant à remonter le temps jusqu'au milieu des années 50. C’est là, en Allemagne, qu’un Commandant britannique nommé Montgomery Collins, fraîchement installé, décide de créer son propre gin. L’inspiration ? Max, un adorable petit singe qu’il avait adopté au zoo de Berlin. Il baptise alors son breuvage « Max the Monkey – Schwarzwald Dry Gin », en hommage à son compagnon et au lieu de production.
Cette histoire aurait pu s'arrêter là, mais le destin frappe à la porte en 2008. Alexander Stein, retrouvant la vieille recette, s'est lancé dans la réinvention de ce fameux spiritueux. La nouvelle Maison honore l’héritage avec une audace botanique : le gin est rebaptisé Monkey 47, en clin d’œil à Max et surtout aux quarante-sept botaniques — dont des ingrédients régionaux comme les airelles (lingonberries) — qui composent désormais la recette. La Distillerie de Loßburg incarne aujourd'hui la quintessence du London Dry, infusée de la rigueur et de l'âme forestière allemandes. Elle offre un gin complexe, riche et délicieusement fruité.